Le nombre d’attaques d’extrême droite en Schleswig-Holstein reste élevé

12 mai 2026

Selon les recherches de l’association Zebra, l’année dernière, 238 personnes en Schleswig-Holstein ont été victimes de violences d’extrême droite, racistes et antisémites. Le nombre d’attaques enregistrées se situait à 156, restant à un niveau constant par rapport à 2024, comme l’a déclaré le conseiller Félix Fischer lors de la présentation du monitorage du Zebra – Centre pour les victimes d’attaques d’extrême droite. « Le pourcentage d’enfants et d’adolescents touchés demeure préoccupant, autour de 20 pour cent. » En 2024, au total, 263 personnes avaient été touchées dans 164 cas.

Depuis 2017, Zebra recense les agressions dans un dispositif de suivi à l’échelle du pays. Selon le chef de projet Joshua Vogel, ces chiffres ne représentent que la pointe de l’iceberg. « Les victimes hésitent continuellement à porter plainte concernant les attaques », a-t-il expliqué. Le recensement couvre les agressions corporelles, les homicides, les incendies volontaires, les dégradations massives et répétées, mais aussi les menaces lorsqu’elles remplissent les critères de l’infraction ou qu’elles entraînent des conséquences lourdes pour les victimes. La majorité des agressions documentées en 2025 restait motivée par le racisme.

Plus d’attaques contre les personnes queer

Une autre hausse a été observée dans les agressions visant les personnes queer, passant de huit à dix cas. Les actes s’adressaient aussi à cette communauté. « On leur transmet le signal qu’elles peuvent être touchées à tout moment, et d’après notre pratique en matière d’accompagnement, nous savons que ces messages parviennent aux personnes concernées », a expliqué Vogel.

Le club s’inquiète des évolutions sociétales aussi en Schleswig-Holstein. Vogel a cité en exemple la découverte d’armes et de produits chimiques chez un jeune sur Fehmarn l’an passé. Cette affaire ne figure toutefois pas dans les statistiques.

« Nous constatons ici une dynamique où de jeunes individus deviennent de plus en plus radicaux et où certains ont déjà passé à l’action violente lourde dans d’autres Länder », a déclaré Vogel. « Il existe une forte affinité des jeunes pour participer à des défilés du CSD. » Selon nous, cela constitue l’un des nombreux signaux d’alerte qui ne peut être résolu uniquement par un renforcement de l’action policière. Des programmes de déradicalisation et d’éducation à la démocratie sont nécessaires.

Élise Fournier