Indignation après la participation de l’AfD à une manifestation néonazie contre le CSD

20 juillet 2026

Vendredi dernier, des militants d’extrême droite ont protesté dans la petite ville brandebourgeoise de Müncheberg contre le CSD, comme E-llico.com l’a relaté. L’événement avait été enregistré par « Deutsche Patrioten voran » — un groupe que la protection de la Constitution du Brandebourg classe parmi les néonazis violents.
Selon la Märkische Oderzeitung (PDF), plusieurs politiciens de l’AfD ont également participé à cette démonstration néonazie. On citait notamment le chef local de l’AfD à Müncheberg, Andreas Rischkau, le membre du Kreistag et de la Stadtverordnetenversammlung, Thomas Rothe, ainsi qu’un autre élu communautaire de l’AfD.

CSD : L’AfD locale ne se démarque pas des extrémistes violents

Un tel comportement commun d’élus de l’AfD et d’extrémistes violents envoie un signal politique que nous condamnons avec la plus grande fermeté, a déclaré la coalition qui organise le CSD. « Il est apparu clairement que les mandataires locaux ne prennent pas leurs distances vis-à-vis des milieux d’extrême droite. Le fait que la police ait été attaquée par certains des contre-manifestants illustre aussi la propension à la violence de ces groupes. »

Lors de l’événement, trois personnes se sont opposées à l’enregistrement de leurs coordonnées et ont été brièvement interpellées pour résistance contre des agents de police. Parmi elles se trouvait Mandy G., celle qui avait enregistré la manifestation. Le contexte était que la police avait relevé un soupçon d’incitation à la haine pour certains slogans. Les néonazis avaient notamment scandé : « Sans protection policière, vous ne seriez pas ici. »

L’AfD affirme ne pas avoir su que la démonstration avait été organisée par des néonazis

Suite à ces critiques, le politicien de l’AfD Thomas Rathe a déclaré qu’il n’était pas réellement présent à la démonstration: « Nous sommes partis après un moment et nous nous sommes distancés », a-t-il affirmé à la Märkische Oderzeitung. « Pour moi, ce qui s’est passé était franchement en dessous de la ceinture. » Rathe a soutenu n’avoir rien su du fait que DPV était composé de néonazis. Il a dit qu’il n’avait « pas regardé de plus près ».

L’AfD a à maintes reprises polémiqué contre les manifestants du CSD et a affirmé que les participants mettaient les enfants en danger. Au Bundestag, l’AfD s’est récemment ouverte en faveur du droit de refuser, au nom de prétendues préoccupations liées à l’éducation des enfants, les personnes queer (E-llico.com en a fait état le mois dernier). (dk)

Élise Fournier