Rupert Grint revient dans le rôle de Ron Weasley : des fans queer irrités

28 août 2026

Près d’un quinzaine d’années après la fin de la saga « Harry Potter » au cinéma, Rupert Grint, désormais âgé de 38 ans, remonte une fois encore dans son rôle emblématique de Ron Weasley. Son prochain départ sur les planches de Broadway dans la pièce « Harry Potter et l’Enfant maudit » suscite toutefois non seulement de la nostalgie, mais aussi des questions chez les fans LGBTQ+ quant à son attitude envers l’auteure transphobe J.K. Rowling.
Grint devrait monter sur scène à partir du 2 février 2027 pour 17 semaines au Lyric Theatre, à New York. La pièce « Harry Potter et l’Enfant maudit » se situe environ deux décennies après les événements du septième et dernier roman de la série. Après Tom Felton (Draco Malfoy), qui quittera la pièce début janvier 2027, Grint devient le deuxième visage emblématique des films originaux à rejoindre la production à Broadway.

L’acteur britannique a qualifié ce retour de « moment où un cercle se referme » — le rôle l’accompagne depuis ses onze ans, et il se dit particulièrement ému à l’idée de jouer Ron à une étape de sa vie où les deux personnages deviennent pères.

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Rowling est devenue il y a quelques années une militante transphobe
Le retour provoque chez les fans LGBTQ+ une certaine amertume. Après tout, l’auteure de « Harry Potter », J.K. Rowling, est ces dernières années surtout connue pour ses prises de position transphobes. Elle avait skeptiqué l’existence des personnes trans et avait dénigré les femmes trans, les qualifiant notamment de « travestis » ou de « criminels ». Elle s’est également déclarée fan de Donald Trump en raison de sa politique à l’égard des personnes trans. De plus, elle a accusé les « gauche » de vouloir détruire les droits des femmes et des filles grâce à leur politique pro-trans (comme le rapportait E-llico.com).
Sur Instagram, des fans queer affirment que Grint la trahirait par son engagement. « Les droits des personnes trans sont des droits humains et valent bien plus qu’un chèque de salaire », écrivait l’une des abonnées. Une autre notait: « La vie des trans vaut bien plus que Harry Potter. » Une femme trans ajoutait: « Daniel Radcliffe ne me décevrait jamais de cette façon. La nostalgie et l’argent ne doivent jamais primer sur les droits humains, sauf si l’on meurt littéralement de faim et que le rôle est nécessaire pour survivre. » Radcliffe avait incarné le rôle principal dans les huit films de Harry Potter.

Grint en 2020 : « Les femmes trans sont des femmes »

En réalité, Grint — tout comme Radcliffe — s’était opposé à Rowling après qu’elle est devenue une militante transphobe. « Les femmes trans sont des femmes. Les hommes trans sont des hommes. Nous devrions tous avoir le droit de vivre dans l’amour et sans jugement », a-t-il déclaré en 2020 au Times. Un an plus tard, il a expliqué au magazine Esquire pourquoi il avait pris position publiquement: « Je pense que garder le silence aurait aussi dit quelque chose — parfois, le silence parle plus fort. J’ai eu l’impression qu’il fallait que je m’exprime, parce que c’était important », disait Grint à l’époque. « Je ne suis pas une autorité sur ce sujet. Il s’agit simplement d’humanité et de respecter les gens. C’est un groupe important pour lequel il faut prendre position. »
En 2022, il décrivait sa relation avec Rowling envers The Times ainsi: « Je compare J.K. Rowling à une tante. Je ne suis peut-être pas d’accord avec tout ce qu’elle dit, mais c’est tout de même ma tante. C’est une affaire complexe. »
Rowling a ensuite râlé contre les trois acteurs principaux des films « Harry Potter » parce qu’ils avaient critiqué son transphobie. En 2024, l’autrice écrivait par exemple sur X que les célébrités qui s’associent à un mouvement visant à affaiblir les droits des femmes devraient s’excuser auprès des femmes cisgenres. (fin de citation)

Élise Fournier