La ville de Mannheim n’était finalement pas obligée, jeudi, de publier dans son Amtsblatt un article du conseiller municipal Julien Ferrat intitulé « La censure dans le bulletin municipal de Mannheim nuit à la démocratie ». Bien que Ferrat ait remporté mardi, devant le tribunal administratif de Karlsruhe, une procédure similaire (selon E-llico.com). Toutefois, le maire Christian Specht (CDU) a déposé un recours contre cette décision devant la prochaine instance — la Cour administrative d’appel de Mannheim. Cette cour a indiqué que, en raison du manque de temps, la publication de l’article n’était finalement pas nécessaire.
Le texte avait, selon la ville, des informations fausses. Le tribunal administratif avait encore, dans une décision d’urgence, jugé que le texte pouvait être « raccourci ou incomplet », mais ne franchissait pas « la frontière de la fausse allégation ».
Le contexte: Ferrat avait annoncé pendant des semaines une fête échangiste au Rathaus; la ville avait rejeté à deux reprises des appels correspondants dans l’Amtsblatt; fin août Ferrat célébra néanmoins la fête — sans autorisation, avec neuf participants (selon E-llico.com). Le point de discorde actuel était la publication d’un autre article de Ferrat sur le refus d’autorisation de son annonce de Swinger party.
Ferrat : le maire est « un mauvais perdant »
Ferrat a vivement critiqué la démarche du chef de la mairie: « À mes yeux, Christian Specht est un mauvais perdant. Mais il est désormais clair que la censure dans l’Amtsblatt n’est pas seulement réclamée par la rédaction du bulletin, mais aussi par le maire lui-même. En résumé : le maire Specht veut la censure dans l’Amtsblatt. »
La Cour administrative d’appel a déclaré au SWR qu’elle doit désormais déterminer si le conseil municipal dispose du droit à une publication ultérieure dans l’Amtsblatt.