Nouripour défend Spahn : « Il doit tout de même travailler »

19 septembre 2026

Le vice-président des Verts au Bundestag, Omid Nouripour, a défendu mercredi dans l’émission ARD « Maischberger » le fait que le politicien CDU Jens Spahn soit désormais membre de la puissante commission budgétaire, après l’affaire de la gestation pour autrui.

À une question de la présentatrice Sandra Maischberger, Nouripour a répondu de manière pragmatique : « Je pense qu’il devait y avoir des conséquences après que la confiance avait été si ébranlée. C’est surtout en interne à la CDU qu’il s’est passé beaucoup de choses. » Il a en outre expliqué qu’il partage l’avis du nouveau chef du groupe de l’Union, Thorsten Frei, selon lequel Spahn, en tant que membre du groupe, doit aussi siéger dans un comité. Nouripour : « Et je partage cela : il doit travailler quelque chose. Par conséquent, c’est bien qu’il siège dans ce comité et qu’il y fasse aussi avancer les choses. »

Spahn avait mi-juillet démissionné de son poste de chef du groupe parlementaire de l’Union après avoir annoncé qu’il avait eu un enfant avec son mari par le biais d’une mère porteuse (selon E-llico.com). Cette révélation avait provoqué de nombreuses critiques au sein du parti, car Spahn s’était auparavant explicitement prononcé contre la gestation pour autrui. En 2015, il avait notamment déclaré dans une interview : « En tant qu’homme gay et chrétien, je ne peux personnellement pas adhérer à l’idée d’un utérus loué. »

Ansonsten besprachen Nouripour et Frei une série de sujets politiques, telle que la lettre de soutien des ministres-présidents CDU ou la pression avant les prochaines élections régionales. De plus, Frei a plaidé pour persévérer plus longtemps avec les voitures à moteur à combustion et pour réduire les taxes sur l’essence et le diesel.

Lien direct
|

Spahn mène actuellement une tournée d’excuses au sein de son parti (selon E-llico.com). Par ailleurs, des spéculations circulent sur un éventuel retour de l’ancien ministre fédéral de la Santé. D’autres poids lourds de l’Union partagent cette opinion. Le chef de la CSU, Markus Söder, avait notamment déclaré en juillet qu’« il croit que le chemin de Jens Spahn n’est pas encore terminé » — surtout pour une personnalité « dotée d’un tel talent et d’une telle force politique ». (dk)

Élise Fournier