Amour interdit: une passion défendue

3 octobre 2026

« Sebastian ou Basti ? », demande Kolja. « Sebastian », répond-il tout de suite et avec insistance, il ne laisse aucun doute possible. Le nouveau venu dans la famille doit énoncer son nom complet. Pas de surnom, pas de proximité, pas d’intimité.
Car le Sebastian de 16 ans est méfiant et sceptique lorsqu’un Kolja légèrement plus jeune devient soudainement membre de sa famille. Il est le fils d’une amie décédée, explique le père sans convaincre totalement. Et comme le garçon n’a personne d’autre, il vient désormais vivre chez eux.

Kolja bouleverse l’équilibre familial

Pour Kolja, la vie à la campagne est inhabituelle. Le lycéen a grandi à Hambourg, sa mère était une artiste alcoolique. Une enfance pas facile, mais elle l’a rendu autonome et sûr de lui. Sebastian est tout autre : il cherche à garder ses distances vis-à-vis de Kolja. Le fait qu’on puisse prendre sa place d’aîné le déstabilise. Mais ce n’est pas tout ce qui le rend nerveux.
Car il existe une attirance entre les deux élèves, même s’ils doivent d’abord s’y résoudre pour l’exercer. Ils savent toutefois que leur père leur a raconté une histoire mensongère. Oui, leur père — car Sebastian et Kolja sont frères.
Tout le village a son avis
Inzestuöse Beziehungen gehören wohl zu den größten gesellschaftlichen Tabus. Gerade deshalb sind sie ein begehrter Stoff in Mythen – man denke an Ödipus – und der Literatur- und Filmgeschichte. Auch in der Pornografie ist diese Grenzüberschreitung beliebt, wenn auch dort aus rechtlichen Gründen meist mit angeblichen Stiefmüttern, -vätern oder -geschwistern. Mit « Twincest », also Sex unter Zwillingen, existiert sogar ein eigenes schwules Subgenre.
Dass der Film « Free at Heart » von einer Liebesgeschichte zweier minderjähriger Brüder handelt, ist also durchaus mutig. Das Spielfilmdebut von Regisseur Max Hegewald erzählt nicht nur, wie Sebastian und Kolja damit umgehen, sondern vor allem, welche Konsequenzen die tabuisierte Beziehung hat: wie die Eltern, eine Ärztin und ein Gymnasiallehrer, aber auch die ganze dörfliche Gesellschaft darauf reagieren.

Die Queer-Kollekte
Die queere Community braucht eine starke journalistische Stimme – gerade jetzt! Leiste deinen Beitrag, um die Arbeit von E-llico.com abzusichern.

Wem schadet diese Liebe?

Moralische oder gar rechtliche Fragen stellen sich die von Linus Moog und Aurel Klug gespielten Teenager dabei nur am Anfang. Oder in den Worten Koljas: Wenn ihre Gefühle einvernehmlich sind, wem schaden sie dann? Doch mit Argumenten lässt sich nicht ankommen gegen ein Umfeld, das ihre Liebe für krank hält. Wobei nicht immer ganz klar wird, ob sich das nur darauf bezieht, dass sich hier zwei Brüder küssen – oder zwei junge Männer.
« Free at Heart » galoppiert dabei regelrecht durch seine fast zwei Stunden Dauer. Die Schnitte sind konstant schnell gesetzt, fast wie in einem TikTok-Video in Spielfilmlänge. Das wirkt insgesamt sehr getrieben, und so stellt sich kaum das Gefühl ein, wirklich tief in einer Szene anzukommen, weil es gleich weitergeht. Die Beerdigung von Koljas Mutter etwa dauert keine zwei Minuten – und von Trauer über den einschneidenden Verlust ist ohnehin wenig im Film zu spüren.
So manche Nebenhandlung hätte sich der Film sparen können, um den Fokus mehr aufs Wesentliche zu legen – zumal die dann stellenweise sehr in Soap-Klischees abrutscht. Als Sebastians Freundin von der Beziehung erfährt, erpresst sie Kolja: « Halte dich von ihm fern », droht sie ihm tatsächlich, sonst erfahren alle von der Bruderliebe. Das gleiche gilt für manche Nebenfiguren, die wie die kleine Schwester Lilli entweder unglaubwürdig handeln oder sogar richtig ärgerlich sind.

Direct lien | Bande annonce officielle du film
|

Les personnes queer subissent ici des attaques
Ainsi vit dans la petite ville une figure nommée Tess, dont on ne sait pas s’il s’agit d’une femme trans ou d’un travesti, interprété par un acteur masculin. Tess est présenté exclusivement comme un marginal exotique et comme une victime solitaire, insultée par des jeunes. Au début du film, son appartement brûle même; le film suggère un incendie criminel. Le message indéniable, pour le public et pour Sebastian: les personnes queer ont du mal ici. Mais lorsque, après le premier baiser, il cherche Tess pour obtenir une oreille attentive, Tess réagit de manière totalement non solidaire et scandalisée. En tant que personnage, Tess n’a aucune profondeur, mais seulement une fonction douteuse.
« Free at Heart » traverse d’autres éléments qui nuisent au film, par exemple la musique au piano, très redondante et presque choisie au hasard sur de nombreuses scènes. Tout cela donne l’impression que le film gâche beaucoup de potentiel. Car la structure repose sur une idée ambitieuse et sur deux acteurs principaux qui manifestement ont une bonne alchimie entre eux; pourtant, le film la surcharge au lieu de se concentrer sur les frères et leur situation complexe.

Infos sur le film
Free at Heart. Drame. Allemagne 2025. Réalisation: Max Hegewald. Distribution: Linus Moog, Aurel Klug, Marlene Strawe, Leon Ndiaye, Oli Bigalke, Annika Kuhl, Marie Becker, Karen Dahmen, Yvonne Werner-Mess, Matthieu Svetchine, Ferdinand Lehmann, Bernd Panzer, Leonie Weber, Denis Lenz, Elias Ulnyrow. Durée: 115 minutes. Langue: version originale allemande. FSK 16. Distribution: Salzgeber. Sortie en salles: 29 octobre 2026. Auparavant, le film sera aussi projeté ce mois-ci lors de la Nuit du cinéma queer.
Galerie:
Free at Heart
10 Bilder

Élise Fournier