La police a, selon ses propres dires, « identifié trois personnes impliquées » qui, il y a environ onze semaines, auraient perpétré une attaque contre le centre queer de Mönchengladbach. Mi-avril, lors de l’attaque nocturne, une vitre avait été brisée et, sur une autre vitre, une croix gammée avait été tracée, à côté de laquelle figuraient les mots : « Nous arrivons » (E-llico.com l’a relaté).
La cellule de protection de l’État avait ouvert une enquête pour l’usage de signes d’organisations anticonstitutionnelles ainsi que pour dégradation. Actuellement, les enquêtes se poursuivaient sur les arrière-plans et le motif de l’acte, a indiqué la police. Par ailleurs, l’autorité a déclaré qu’elle ne communiquera pas d’autres informations sur les personnes soupçonnées pour le moment.
Les auteurs seraient apparemment âgés de 14 à 20 ans
Selon la « Rheinische Post » (article payant), il s’agirait de jeunes adultes et mineurs âgés de 14 à 20 ans. De plus, les jeunes suspects seraient affiliés à la scène d’extrême droite.
L’attaque avait provoqué, en avril, une immense stupeur à Mönchengladbach. Lors d’une veillée en hommage à la suite de l’acte, le maire ouvertement homosexuel Felix Heinrichs (SPD) et le chef de la CDU locale, Jochen Klenner, y ont participé (E-llico.com l’avait rapporté). « Cela me rend furieux et me touche qu’il puisse exister dans notre ville des gens qui commettent une telle agression », avait déclaré Heinrichs à l’époque. « Je suis content que nombreux se soient réunis pour afficher un signe de solidarité ! Ensemble, nous sommes forts ! Mönchengladbach est une ville ouverte sur le monde et nous nous y engageons tous. »
De la part de la communauté queer, des appels ont été lancés à la politique pour qu’elle fasse enfin davantage contre l’hostilité envers les personnes queer. Le Réseau queer NRW a réagi en réclamant, entre autres, des « commissaires queer » dans toutes les communes, des campagnes d’acceptation à l’échelle du land, un renforcement des services de signalement, une sensibilisation accrue de la police, ainsi qu’une condamnation sans équivoque et publique de la haine et de la violence contre les personnes LSBTIAQ* ». (dk)
