Du 24 au 30 août 2026, le Pop Kultur Festival propose environ 120 manifestations dans divers quartiers de Berlin. La musique queer, les débats féministes, la performance, le cinéma et le basketball donnent le ton de la programmation.
Pendant sept jours, le Pop Kultur Festival associe concerts et musique de club à des discussions, à des performances et à des projections cinématographiques. La plupart des points du programme auront lieu les 28 et 29 août sur le site de la Kulturbrauerei.
Là-bas, on retrouvera notamment le quatuor suédois Boko Yout, le groupe post-punk Deutsche Laichen et Toxe, qui propose des sonorités club avant-gardistes. Le programme comprend aussi Rosa Anschütz, Sassy 009, VAVUNETTHA, deBasement, PVA, Sorvina, Eva Bottega et gugol maps.
Basketball, cinéma et culture de fans féministe
La Çaystube gratuite, installée sur la cour de la Kulturbrauerei, redevient le lieu de rencontre pour les perspectives queer et post-migrantes. Le programme, curaté par Yeşim Duman, comprend des performances de Dis Fig, Sodomland, Lingua Erotika et Dornika the Poet, ainsi que des sets de DJ par Senu et DJ Lesch.
Juste en face de la Çaystube, le sport prend aussi part au programme. Dans le cadre du programme culturel pour la Coupe du Monde féminine de basket 2026 de la FIBA, et en collaboration avec l’initiative « HereToHoop », un terrain de basket accessible au public est créé. Il s’inscrit au sein du format « Full Court Femme ».
La programmation unit sport et culture pop autour d’une performance de Göksu Kunak et de plusieurs tables rondes. Le Dr Ireti Amojo aborde le sujet du Female Fandom, tandis que la joueuse de l’ALBA Deeshyra Thomas évoque le pouvoir sociétal du basket-ball. Thomas est en outre l’héroïne du film « The Color of Strength », qui sera projeté au festival.
Déjà lundi et mardi, les 24 et 25 août, le programme de discutions débute. Dans « Candy Girls & Places Bon Marché », Sonja Eismann et Rike van Kleef abordent les perspectives féministes sur la pop, les cultures de fans féminines ainsi que les rapports de pouvoir et les inégalités dans l’industrie musicale.

Le panel « Pouvoir et reproduction ? Rap queer-féministe, Hyperpop et les débats autour de la culture pop explicite » interroge pourquoi les contenus explicites des artistes queer et féminins sont valorisés différemment de ceux des hommes et comment la pop culture négocie les normes sociétales.
Avec « LORECORPS », Anan Fries présente au Kino Arsenal un essai vivant mêlant jeux vidéo, performance et concert. Dans la migas listening bar, les Dragkings Beyefendi et Lilith the Quing lancent le « Queer Pop Bingo ». Le mercredi, Avalon Emerson & the Charm se produisent également au Silent Green. (dd/pm)
