Bremen : les délits haineux anti-LGBT ont été plus que doublés

12 avril 2026

À Brême, le nombre d’actes criminels à motivation politique a augmenté. Cela ressort d’un nouveau rapport pour 2025, présenté jeudi par la sénatrice de l’Intérieur Eva Högl (SPD).

Parmi les éléments préoccupants figure notamment une nette hausse des délits visant délibérément les personnes queer. Les cas ont été plus que doublés par rapport à l’année précédente (2024 : 26 / 2025 : 60). L’hostilité envers les personnes queer atteint une nouvelle ampleur grâce à des actions organisées, devient plus visible et plus agressive, selon Högl.

La sénatrice de l’Intérieur a averti d’une brutalisation croissante. « La haine n’est plus un phénomène marginal, mais un élément central de la criminalité motivée politiquement », a déclaré la politicienne du SPD. « Les chiffres en hausse témoignent d’un rejet croissant envers la diversité sociétale, à laquelle nous devons opposer une réponse résolue. »

En 2025, Brême a enregistré au total 1 031 délits à motivation politique, soit 11 pour cent de plus que l’année précédente. Plus de la moitié des affaires (au total 557) relèvent selon Högl du spectre d’extrême droite. Cela correspond à une hausse d’environ 40 pour cent par rapport à l’année précédente. Il s’agit souvent de délits de propagande tels que l’utilisation de symboles anticonstitutionnels. S’y ajoutent l’incitation à la haine et les insultes. Le nombre d’actes à motivation de gauche est resté stable, mais continue de poser des difficultés aux autorités de sécurité. Les auteurs agissent souvent de manière bien organisée et conspiratrice, ce qui complique considérablement les enquêtes.

Dans le rapport, il est également indiqué que le nombre d’actes antisémites est en baisse. Les actes liés au conflit au Moyen-Orient ont aussi diminué. Cependant, les autorités estiment que ces chiffres pourraient à nouveau augmenter compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient.

Élise Fournier