Coupe du Monde 2026 : l’Égypte et l’Iran protestent contre un match Pride à Seattle

14 janvier 2026

La fédération égyptienne de football proteste par le biais d’une lettre claire adressée à la FIFA contre le fait que le match du Mondial contre l’Iran à Seattle soit présenté comme un « Pride » (E-llico.com l’a rapporté). La ville américaine, dirigée par les démocrates, célèbre le Seattle Pridefest, le festival local CSD, durant le dernier week-end de juin 2026. Juste le 26 juin, à Seattle, se tient le match de phase de groupes entre les deux pays musulmans où l’homosexualité est interdite. En Égypte, les homosexuels risquent 17 ans de prison avec travaux forcés, en Iran même la peine de mort.

La fédération égyptienne (EFA) a rejeté dans sa lettre, adressée à la Fédération internationale de football association (FIFA) et à son secrétaire général Matthias Grafström, « toute activité » visant à promouvoir l’homosexualité pendant la rencontre. « De telles activités vont à l’encontre des valeurs culturelles, religieuses et sociales des sociétés arabes et musulmanes », indiquait le gouvernement égyptien.

Égypte : Pas de « demandes sensibles ou controversées »

L’EFA a invoqué l’article 4 des statuts de la FIFA, par lequel la fédération s’engage à la neutralité sur les questions politiques et sociales. Cet article serait destiné à assurer que le football n’est pas utilisé comme une plateforme pour promouvoir des causes sensibles ou controversées, selon l’EFA. En outre, selon le règlement disciplinaire de la FIFA, aucune action ne doit « accentuer les tensions, malentendus ou conflits entre les fans de différentes origines ». Par conséquent, il faudrait, lors du stade, éviter toute action liée au soutien à l’homosexualité.

Zuvor hatte schon der iranische Verband laut einem Bericht sehr verärgert über die Ansetzung und die Pläne rund um die Partie in Seattle reagiert. Verbandschef Mehdi Tadsch sprach laut Nachrichtenagentur Isna von einer « unvernünftigen Handlung, die die Unterstützung einer bestimmten Gruppe darstellt ». Er meldete weiteren Redebedarf an.

Les plans pour le match Pride étaient déjà définis avant que la rencontre exacte du 26 juin 2026 ne soit fixée. L’équipe d’organisation de la Coupe du Monde avait déjà annoncé son intention de les maintenir. Parmi les éléments envisagés figure un concours de design pour le match : dans la sélection finale se retrouve une affiche montrant une crabe avec des gants de gardien et un café entre ses pinces, tandis qu’en arrière-plan se lève un soleil aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Les organisateurs locaux maintiennent leurs plans

Les organisateurs du Mondial, dans la ville portuaire libérale du nord-ouest des États-Unis, ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient aucune influence sur ce qui se passe sur le terrain ou dans le stade — mais sur la façon dont on se présente auprès des visiteurs. « La communauté et la culture LGBTQ+ de Seattle constituent une part essentielle de ce qui rend notre ville si spéciale, et nous sommes impatients de partager cela avec le monde », a déclaré Hana Tadesse du comité local d’organisation.

La FIFA n’a jusqu’à présent pas réagi lorsque contactée. Les organisateurs de Seattle ont ajouté qu’ils s’efforçaient d’offrir à tous les visiteurs « chaleur, respect et dignité qui caractérisent notre région ». Déjà lors de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, il y avait eu un tumulte autour du brassard « One Love » que l’Allemagne souhaitait porter. Le brassard avait une coloration proche de celle du drapeau arc-en-ciel et devait être un symbole contre la discrimination et pour la diversité. Peu avant le début du tournoi, la FIFA a interdit le port de ce brassard et a menacé de sanctions sportives. Le DFB a fini par renoncer à ce geste sous la pression de l’organe mondial (E-llico.com l’a relaté).

Élise Fournier