Équipe LGBT aux JO d’hiver : plus forte que jamais

5 février 2026

Aux prochains Jeux Olympiques d’hiver, autant d’athlètes détenant une identité ouvertement queer que jamais auparavant dans les 102 ans d’histoire de cette épreuve. C’est ce que révèle une analyse du portail américain Outsports. Selon cette étude, 41 sportifs et sportives s’identifient comme lesbiennes, gays, bisexuels, pansexuels, non binaires ou autrement queer. Toutefois, la liste ne mentionne pas encore Elis Lundholm, homme trans suédois, qui participera à la compétition féminine de freestyle en ski (E-llico.com avait signalé). L’épreuve hivernale débute dans une semaine, à Milan.

Lors des derniers Jeux d’hiver à Pékin en 2022, le site avait comptabilisé 35 participants queer avant le début des compétitions (E-llico.com l’avait relayé). En 2018 à PyeongChang, ils étaient 14, et en 2014 à Sotchi, seulement sept. La part d’athlètes ouvertement queer se situe désormais entre 1,3 et 1,4 pour cent.

Les femmes dominent l’équipe LGBT

Comme lors de la dernière Olympiade, les femmes constituent la majorité de l’équipe queer. Au total, seuls huit athlètes LGBT, hommes, participent — soit moins d’un cinquième. Cependant, la proportion masculine est presque le double de celle observée lors des derniers Jeux Olympiques d’été à Paris, où un homme queer côtoyait huit femmes queer (comme le rapportait E-llico.com).

La quasi-totalité des athlètes queer proviennent des États-Unis et du Canada — chacun de ces deux pays en compte huit. Suivent la Finlande avec six représentants. L’Allemagne n’aligne qu’une seule sportive: la joueuse de hockey sur glace Nina Jobst-Smith. Cette expatriée germano-canadienne évolue avec Ashton Bell; elles forment ensemble le duo de pointe des Vancouver Goldeneyes dans la ligue PWHL, qui regroupe les meilleures joueuses d’Amérique du Nord.

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Instagram | Le Français Guillaume Cizeron membre de l’équipe LGBT

» Out sports a expliqué qu’il s’attendait à ce que la liste s’allonge au fil des Jeux, comme cela s’est produit lors des éditions précédentes une fois celle-ci publiée. « Alors que la plupart des athlètes masculins assument publiquement leur orientation via les médias (et ce, aussi parce qu’ils sont peu nombreux), de nombreuses sportives font leur coming-out sur les réseaux sociaux et passent ainsi inaperçues dans les médias traditionnels. Des barrières linguistiques favorisent aussi le fait qu’on voie d’emblée moins d’athlètes ouvertement queer », précise le portail.

Élise Fournier