Femme trans escortée hors du secteur réservé aux femmes dans une piscine extérieure

3 juillet 2026

Dans une piscine extérieure suisse, des agents de police ont conduit dimanche après-midi une femme trans hors d’une zone de naturisme réservée aux femmes, après des plaintes formulées par des femmes présentes. Plusieurs personnes ont manifesté leur opposition à cette intervention sur place. Selon la police, il y a eu une échauffourée au cours de laquelle une policière a été blessée.

Le personnel du Marzilibads à Berne aurait demandé à la personne de quitter l’« Paradiesli », un espace FKK optionnel réservé aux femmes. La personne concernée aurait refusé; c’est pourquoi la police a été appelée, indique le communiqué de police. Celui-ci précise que la « personne concernée » — la police évite le terme « femme » — aurait activement résisté aux mesures policières.

Durant l’intervention, une policière de la police cantonale a été agressée et légèrement blessée par une personne jusqu’alors inconnue. Après que la femme trans ait été conduite au poste et relâchée, un rassemblement de solidarité spontané a eu lieu, qui s’est déroulé sans incident, selon les autorités. La police n’a pas encore communiqué les motifs de l’arrestation provisoire; l’enquête se poursuit.

Ville : La procédure était fautive

La ville de Berne a critiqué l’intervention. L’établissement a estimé que, lorsque les échanges n’avaient donné aucun résultat, il s’était « trompé » en optant pour une expulsion policière de la femme, selon les autorités. « La Direction de l’Éducation, du Social et du Sport regrette cette décision et présente ses excuses à la personne concernée », a-t-elle déclaré.

« Toutes les personnes qui s’identifient comme des femmes et qui vivent ainsi ont accès à l’espace FKK volontaire Paradiesli », souligne la ville. Une directive interne, élaborée par le Service des sports en collaboration avec la cellule chargée de l’égalité entre les sexes, aide le personnel sur place à gérer l’accès aux zones séparées par le genre. En cas de cas d’exception, le sexe officiel mentionné sur le document d’identité prévaut. « La personne concernée remplissait les critères d’accès », selon la ville. La municipalité entend clarifier et communiquer ces directives de manière plus claire et engager le dialogue avec les personnes concernées.

Élise Fournier