Jaecki Schwarz fête ses 80 ans : le chouchou gay de Polizeiruf 110 et Sputnik

9 mars 2026

Beaucoup d’entre eux le connaissent peut-être encore comme le commissaire Schmücke aux côtés de Wolfgang Winkler dans « Polizeiruf 110 » ou comme le Sputnik ingénieux dans « Ein starkes Team ». Plus de deux décennies sur la scène du Berliner Ensemble. Un chouchou du public est Jaecki Schwarz, qui fêtera le 26 février son 80e anniversaire, et demeure toujours aussi populaire.

Il est l’un des acteurs de l’Est qui ont continué à connaître le succès après la chute du mur. Le Südkurier l’a interrogé il y a quelques mois sur les rôles qui pourraient encore le tenter à l’approche de ses 80 ans. Schwarz répondit : « Cela me suffit déjà que le rédacteur de ‘Ein starkes Team’ m’ait promis que je pourrais jouer le Sputnik jusqu’à la fin de mes jours. »

Ça ne ressemble pas à une retraite. En réalité, son personnage culte apporte à chaque fois une pincée d’humour dans les affaires de la série policière du ZDF avec Florian Martens et Stefanie Stappenbeck. Le policier retraité revient toujours avec une idée d’affaires audacieuse après l’autre : un Fish Spa, un Golf Café ou une agence de voyage de l’Est, par exemple.

À la poursuite des criminels avec Wolfgang Winkler

C’est seulement en octobre que « Ein starkes Team » a fêté son 100e épisode. Depuis le premier épisode en 1994, l’acteur gai est visible en tant que Sputnik berlinois. L’une des rôles les plus connues qui figure sur sa liste d’environ 250 films et téléfilms reste toutefois celui du limier de télévision Schmücke dans la série ARD « Polizeiruf 110 » — aux côtés du Wolfgang Winkler, décédé en 2019.

Les affaires de Halle (Saale) étaient pendant des années un gage d’audience, avant que le duo bien rodé de la MDR ne prenne sa retraite en 2013. Pendant 17 ans, les commissaires Schmücke et Schneider, qui portent tous deux le prénom Herbert, traquaient les criminels. Son ancien collègue lui manque, raconte Schwarz dans l’émission de télé du MDR « Riverboat ». Tout comme les trajets en voiture ensemble.

Schwarz : la famille de Winkler est aussi devenue ma famille
À la famille Winkler, il entretient des liens étroits. Bien plus : elle est aussi devenue sa famille. Là-bas, il fête Noël. « Je n’ai pas ma propre famille, on a parfois la malchance même avec sa famille, donc il vaut mieux en choisir une qui convient », confie l’acteur. « Et j’ai choisi la famille de Wolfgang. »

Un regard en arrière : né à Berlin-Köpenick, Schwarz a, après le lycée, d’abord suivi une formation d’ouvrier qualifié en photochemie. Il est ensuite devenu acteur à la Filmhochschule de Potsdam-Babelsberg.

Showcasing des thèmes des personnes âgées à la télévision

En 1967, il a obtenu son premier rôle principal dans « Ich war neunzehn » — une histoire autobiographique de Konrad Wolf sur un jeune Allemand qui revient en 1945 en tant que lieutenant de l’Armée rouge dans son pays. Plus tard, il a participé pendant plus de 20 ans au Berliner Ensemble, travaillant avec des grands noms comme Peter Zadek sur scène.

Et aujourd’hui ? Le Südkurier déclare qu’il ne vise plus les grandes productions. Des rôles de deux ou trois jours de tournage restent toutefois possibles. Dans le passé, l’artiste s’est plaint du manque de bons rôles pour les personnes âgées à la télévision allemande. « Les personnes âgées regardent aussi la télévision, et leurs thèmes et leurs préoccupations devraient être aussi représentés », affirme-t-il.

Ouvertement gay depuis plus de vingt ans
Il aborde aussi d’autres sujets : être gay est une évidence depuis 2004 et, par le passé, il a régulièrement évoqué ce point dans des entretiens. En février 2021, il a participé à l’initiative #ActOut. Depuis 2011, Jaecki Schwarz est également membre honoraire de VelsPol Berlin-Brandenburg.

Et il a souvent parlé de son ancienne addiction à l’alcool. « L’alcoolisme n’est pas une faiblesse, mais une maladie. À un alcoolique, il faut apporter de l’aide, cela ne doit pas être taillé en pièces », répète-t-il. Dans des interviews, il a confié que, du fait de cette maladie, il n’a pas vécu pleinement la chute du Mur — un tournant qui l’a conduit vers le sevrage.

Élise Fournier