Douze heures dans la vie d’un abandonné : pendant que sa meilleure amie organise une fête pour le distraire de la rupture avec son partenaire, il erre distraitement dans la ville. Elle réunit ses amis, lui, sur son trajet, rencontre surtout lui-même — et ces démons qui l’ont déjà hanté. Ce sont les fantômes d’une vie antérieure, devant laquelle il avait fui pour vivre, retiré comme un ermite, dans un endroit nouveau.
Puis R est entré dans sa vie. Avec cette rencontre, les apparitions intérieures ont disparu, tout particulièrement Modesta, qui lui rendait visite régulièrement depuis son enfance. Désormais qu’il est de nouveau seul, elle se manifeste à nouveau.
Avec « Modesta » (lien d’affiliation Amazon) raconte Enrico Ippolito, avec une grande finesse et une élégance, une variante moderne et effrayante du « Mrs. Dalloway » de Virginia Woolf. Dans une ville composée d’innombrables rues, le protagoniste se perd dans un flot de conscience de plus en plus menaçant, où réalité et abîmes intérieurs restent inextricablement liés.
« Ça recommençait. Il l’avait tenu sous contrôle si longtemps, mais maintenant, boum, c’était de retour. Sombre. » Le texte concentre la perception physique et la perte de contrôle psychique en images percutantes. L’incapacité à se soustraire à l’expérience qu’il vit conduit à une passivité radicale : s’allonger, laisser faire, endurer.
Ippolito est écrivain, journaliste et co-éditeur de la revue littéraire « Delfi ». Son roman de début « Was rot war » est paru en 2021 et a été nommé au Prix littéraire de Rauris. Après plusieurs nouvelles, « Modesta » est sa première publication chez Korbinian Verlag. Ippolito vit à Berlin.
Enrico Ippolito: Modesta. Roman. 160 pages. Korbinian Verlag. Berlin 2024. Relié avec jaquette: 22 € (ISBN 978-3-9824602-9-1). E-Book: 16,99 €
