Le nombre d’infections au mpox à Berlin a fortement augmenté

11 avril 2026

Avec la maladie Mpox, Berlin connaît cette année un nombre nettement plus élevé de cas que durant les années précédentes. Depuis le début de l’année et jusqu’au 5 avril, le Landesamt für Gesundheit und Soziales (Lageso) a recensé exactement 71 cas. En 2025, sur la même période, il s’agissait de 61 cas, en 2024 de 14 et en 2023 de seulement 10. Mpox est une pathologie rare et se transmet par contact étroit, notamment lors de rapports sexuels.
Selon le Lageso, ce sont surtout des hommes qui sont touchés à Berlin. La plupart des contaminations s’effectuent également sur le territoire berlinois. « Des séjours en dehors de Berlin pendant la période potentielle d’infection ne concernent que quatre personnes touchées. »
Le virus provoque principalement des éruptions cutanées, mais aussi de la fièvre et des douleurs musculaires. Le risque de transmission est surtout présent lorsqu’on entre en contact avec les lésions cutanées typiques (ampoules ou croûtes) des personnes infectées par Mpox. Une transmission par gouttelettes est également possible, c’est-à-dire par la salive. En mai 2022, les premiers cas ont été détectés en Allemagne. Selon le RKI, aucune mort n’a été signalée à ce jour.
Il existe un vaccin recommandé notamment pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes et qui changent fréquemment de partenaire, ainsi que pour les travailleuses et travailleurs du sexe. Pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des partenaires fréquents, l’OMS estime que le risque est modéré, alors que pour d’autres segments de la population, le risque est considéré comme faible.
Pour plus de la moitié (63 %) des cas Mpox à Berlin cette année, la variante Clade Ib a été identifiée. Le premier cas à Berlin a été détecté en décembre 2025. La Clade Ib circule depuis 2024, principalement en Afrique centrale.

Élise Fournier