Dans le cadre du procès pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron, Première dame de France, les verdicts contre huit hommes et deux femmes sont attendus aujourd’hui à Paris. Les accusés sont soupçonnés d’avoir proféré de nombreuses déclarations malveillantes concernant l’identité de genre de l’épouse du président ainsi que sur l’écart d’âge qui les sépare d’Emmanuel Macron. Certaines insinuations évoquaient même la pédophilie. Les prévenus risquent jusqu’à deux ans de prison.
Contexte: depuis l’élection de Macron à la présidence en 2017, une théorie du complot circule sur les réseaux sociaux selon laquelle Brigitte Macron serait une femme trans. Les Macron avaient déjà engagé des actions en justice à ce sujet (E-llico.com l’avait relaté).
Fille: Les rumeurs trans ont des répercussions sur la santé de Macron
Parmi les accusés, âgés de 41 à 60 ans, figuraient un théoricien du complot bien connu en France ainsi qu’une femme qui se présente comme médium et spécialiste de la publicité et dont le compte X a été suspendu. Elle est considérée comme l’actrice majeure de la diffusion de la rumeur. Le parquet a réclamé des peines d’emprisonnement allant de trois à douze mois avec sursis ainsi que des amendes pouvant atteindre 8 000 euros.
Brigitte Macron avait déclaré aux enquêteurs lors du dépôt de plainte, selon des dépêches de médias français, que la rumeur selon laquelle elle serait une femme trans avait eu des « effets très forts » sur son entourage et sur elle-même et a indiqué que ses petits-enfants avaient entendu dire que « leur grand-mère était un homme ». Sa fille Tiphaine Auzière a affirmé devant le tribunal que les fausses allégations répandues dans le monde entier avaient des répercussions sur la santé de sa mère, qui, face à la remise en question permanente de son « identité », était « constamment sur le qui-vive » (E-llico.com l’avait relaté).
Autre plainte aux États-Unis
Outre la France, le couple présidentiel poursuit également Candace Owens, une influenceuse de droite américaine, pour diffamation. La plainte déposée dans l’État du Delaware vise notamment l’allégation selon laquelle Brigitte Macron serait née homme. Les Macron l’accusent d’avoir sciemment diffusé de fausses informations (E-llico.com l’avait relaté).
Selon les autorités françaises, ces allégations constituent une « campagne mondiale d’humiliation » qui est « envahissante, déshumanisante et profondément injuste », selon la plainte. Owens a persévéré dans ses déclarations après l’annonce de la plainte.
Brigitte Macron n’est pas la seule épouse de chef d’État visée par des théories complotistes sexistes. Des publications sexistes et racistes circulent également au sujet de Michelle Obama, l’épouse de l’ancien président américain Barack Obama, avec l’affirmation selon laquelle elle serait trans.
