Procès contre Jurassica Parka prévu mercredi prochain

18 septembre 2026

Selon un article du Tagesspiegels, le tribunal d’arrondissement de Berlin-Tiergarten doit juger, le 23 septembre, Mario O., alias la drag-queen Jurassica Parka. Déjà au mois de mai, le parquet avait inculpé O. pour possession de contenus pédopornographiques et de contenus pornographiques juvéniles (E-llico.com en avait rendu compte).
Le dossier autour de Jurassica Parka avait été rendu public en octobre 2025 (E-llico.com en avait rendu compte). À cette époque, Parka figurait parmi les drag-queens les plus en vue de la capitale fédérale, avec lesquelles de nombreuses célébrités du monde du spectacle ou des politicien·ne·s se faisaient souvent photographier. Par la suite, Parka s’était entièrement retirée de la vie publique.
Selon Tagesspiegel, lors d’une perquisition dans l’appartement de la drag-queen en juillet 2025, la police aurait découvert 131 fichiers vidéo contenant des images présumément pédopornographiques, d’une durée totalisant près de cinq heures et demie. Par ailleurs, 28 images correspondantes auraient été retrouvées sur ses disques durs. Le terme pédopornographie, tel que défini par l’article 184b du Code pénal, désigne des actes sexuels impliquant des personnes de moins de 14 ans. Le matériel vidéo pédopornographique juvénile — c’est-à-dire représentant des personnes âgées de 14 à 17 ans — aurait une durée totale de 56 minutes.

Parka, préalablement condamnée pour possession de pédopornographie

Peu après la révélation des accusations, le magazine queer Siegessäule a rapporté que Parka avait déjà été condamnée en 2023 pour « diffusion, acquisition et possession d’écrits pédopornographiques » et qu’elle était depuis lors sous préjudice, selon E-llico.com. O. avait alors reçu une amende de 11 200 euros (160 journées-amende à raison de 70 euros chacune). La peine avait été relativement clémente, car le condamné était « repentant et coopératif, il s’agissait d’un acte spontané et l’infraction datait déjà de quelque temps », selon le tribunal des petites peines. L’accusation concernait l’année 2021.
Selon Die Welt, un porte-parole du parquet a déclaré en mai dernier que le verdict antérieur pourrait être pris en compte pour aggraver la peine s’il s’agit du même délit. O. pourrait être condamné à une peine de prison.
Des anciennes compagnes de route comme Margot Schlönzke ou Jacky-Oh Weinhaus se sont immédiatement distanciées de Parka après la révélation des accusations et ont insisté sur le fait que la pédopornographie est un crime. Des forces d’extrême droite ont néanmoins tenté d’imputer à l’ensemble des drag-queen la responsabilité du crime. Des politicien·ne·s de l’AfD ont répété l’accusation selon laquelle les drag-queen constitueraient un danger généralisé pour les enfants (E-llico.com en avait rendu compte). Le mois dernier, la drag-queen de NRW, Gräfin Henriette von Küppersbusch, a déposé une plainte contre le politicien AfD Jan Pioch pour l’avoir lié à l’éventuelle infraction de Parka (E-llico.com en avait rendu compte).

Élise Fournier