Vierge à 30 ans, polyamoureuse ou monogame : dans un bar de Hambourg, six inconnus de la génération Z se rencontrent et évoquent leurs vies amoureuses variées. La série documentaire en trois volets de la ZDF, intitulée « Young Sex – Comment la Gen Z aime-t-elle ? », issue de la collection « 37 Grad », cherche à savoir si la génération est vraiment aussi libérée sexuellement que sa réputation le laisse croire. La ZDF présente sa quête de réponses dans l’épisode d’ouverture, diffusé mardi 24 février à 22h15.
« Hypersexués et peu satisfaits ? »
Parlons de la génération Z : selon les définitions les plus répandues, elle regroupe les personnes nées entre 1995 et 2010. Dans ce cadre, les six participants, accompagnés d’une sexothérapeute, discutent de ce qui ne convient pas à chacun lorsqu’il s’agit de leur mode de vie amoureux. On y retrouve ainsi le couple « standard » fraîchement marié et monogame, Nico et Josephine (« Jo »), Janine (« Nine ») qui n’a encore ni eu de rapport ni de partenaire, et Defne, musulmane et lesbienne. Emmanuel (« Emma ») entretient plusieurs relations amoureuses en même temps, et Jasmin (« Yaz ») vit sa sexualité de manière libre et autodéterminée – elle refuse les liens exclusifs.
Au cours de trois jours, le groupe s’attaque avec intensité à des thèmes comme le désir, la honte, les fantasmes, les peurs et les normes sociales. Très vite, il apparaît que la génération Z a grandi avec une grande variété de formes de sexualité. Mais cette richesse suffit-elle à garantir une vie sexuelle épanouie — ou la liberté entraîne-t-elle aussi son lot de pressions ?
La génération Z est-elle prude ?
Une étude présentée dans cet épisode par l’Institut fédéral pour la santé publique (BIÖG) montre que les jeunes adultes ont moins de rapports sexuels en dehors des relations stables que il y a vingt ans. Les premières expériences sexuelles ont lieu plus tard et la fréquence des rencontres intimes ainsi que l’intérêt pour celles-ci diminuent. Surpris par ces résultats, les participant·e·s se demandent : la Gen Z est-elle vraiment prude ?
Une éventuelle réponse se dessine dans les regards intimes portés sur la vie des six protagonistes. Qu’il s’agisse de « Nine », qui explique pourquoi elle préfèrerait marcher nue dans une zone piétonne plutôt que de se déshabiller devant un homme ; Defne, qui se débat encore avec la question de savoir si être lesbienne est « acceptable » ; ou « Yaz », convaincue qu’une vie très planifiée ne lui apporte pas grand-chose — et qui, par conséquent, partage des partenaires avec sa compagne.
