Spahn veut abroger le paragraphe d’injure contre les politiciens

24 janvier 2026

Le chef du groupe parlementaire de l’Union au Bundestag, Jens Spahn, se prononce en faveur de la dissolution du paragraphe 188 du code pénal, qui réprime l’injure envers des personnes actives dans la vie politique. « L’idée était de mieux protéger les élus locaux et les institutions », a déclaré le homme politique de la CDU à la Süddeutsche Zeitung (article payant) à propos de la refonte élargie en 2021.

« Cependant, l’impression qui est née est que les puissants se sont octroyé un droit spécial. » Selon lui, c’est exactement le contraire de ce que l’objectif cherchait à accomplir. « Il existe aussi l’infraction d’injure. Celle-ci s’applique à tout le monde. »

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait lui-même déjà utilisé ce paragraphe, Spahn a répondu : « Oui. Je ne porte pas plainte lorsque l’on me traite d’imbécile ou de crétin, mais dans la catégorie « pédophile d’enfants homosexuels », en revanche, oui. » Cela demeure toutefois fondé sur le cadre de l’injure tel qu’existant habituellement.

Le paragraphe 188 est destiné à mieux protéger les politicien·nes contre les insultes publiques, la diffamation et les imputations malveillantes. Quiconque commet une injure peut être condamné à une peine d’emprisonnement allant jusqu’à trois ans ou à une amende. La version actuelle est en vigueur depuis avril 2021. À cette époque, les règles visant à combattre le droit extrémiste et la criminalité motivée par la haine ont été renforcées.

Élise Fournier