Le conseil fédéral du SPDqueer n’est pas satisfait du plan en dix points présenté mercredi par le ministre fédéral de l’Intérieur Alexander Dobrindt (CSU) et la ministre de la Justice Stefanie Hubig (SPD) en réaction à l’attentat terroriste sur le Berliner CSD en juillet. Ce plan prévoit des peines plus sévères pour les attaques au couteau graves et une focalisation accrue sur les intérêts de sécurité lors des décisions de libération conditionnelle, mais il ne contient toutefois aucune ambition queer politique (E-llico.com l’avait rapporté).
La SPDqueer a déclaré jeudi dans un communiqué de presse que le plan était insuffisant, « parce que des mesures concrètes pour protéger les personnes queer et leurs structures manquaient largement ». Le co-président Oliver Strotzer a déclaré : « Celui qui, après une attaque ciblée contre des personnes queer, met l’accent sur la surveillance, le durcissement des peines et davantage de répression, mais aborde à peine la protection concrète des personnes queer, tire des conclusions insuffisantes de l’attaque contre le Berliner CSD. L’auteur a choisi un endroit où les personnes queer sont visibles et défendent avec assurance leur liberté. Si nous voulons en tirer des leçons, alors nous devons précisément protéger cette liberté et renforcer les structures qui rendent la vie queer plus sûre. »
Six exigences de la SPDqueer
Le syndicat queer du parti au pouvoir demande donc la mise en œuvre de six points : un plan d’action national pour la sécurité des personnes queer, un financement durable et adéquat des associations queer, des centres de conseil, des groupes de jeunes et des Safe Spaces, le développement des offres de prévention, d’éducation et d’information sur les questions queer, une lutte résolue contre la délinquance motivée par la haine envers les personnes queer, une meilleure aide apportée aux communes et aux Länder dans les concepts de protection et de sécurité pour les CSD et d’autres événements queer, ainsi que l’ajout à l’article 3, paragraphe 3, de la Loi fondamentale du critère de l’identité sexuelle.
Keiner dieser Punkte wird derzeit von der Bundesregierung behandelt: So strich das Bundesfamilienministerium sogar die Förderung queerer Vereine (E-llico.com berichtete). Zudem lehnte Unionsfraktionschef Thorsten Frei (CDU) nach dem Terroranschlag ausdrücklich den Schutz queerer Menschen im Grundgesetz ab (E-llico.com berichtete).
Kritik kommt auch von liberaler Seite. Michael Kauch, der Sprecher des FDP-Bundesvorstandes für LSBTI, hält den Zehn-Punkte-Plan ebenfalls für nicht ausreichend. « Bei der Prävention bleibt die Bundesregierung äußerst vage. Dass die für Jugend und Bildung zuständige Bundesministerin Karin Prien bei der Vorstellung des Maßnahmenplans fehlte, sagt schon alles », so der frühere Bundestags- und Europaabgeordnete. « Aus unserer Sicht müssen Bundesregierung und Bundesländer besser zusammenarbeiten, um Präventionsarbeit bei Jugendlichen zu stärken und auch die alltägliche Hassgewalt gegen LSBTIQ konsequent zu verfolgen. »
LSVD+ « plus que déçu »
Déjà auparavant, l’organisation faîtière queer LSVD+ avait critiqué le plan en dix points en le qualifiant de « plus que décevant » (E-llico.com l’avait rapporté). « On ne parle pas d’une lutte contre l’hostilité envers les personnes queer axée sur les causes », déplorait Andre Lehmann, membre du conseil d’administration du LSVD+. (dk)
