Stagiaire de police présumé homophobe reste en service

1 février 2026

L’été dernier, le cas de deux candidats au commissariat à l’école de police de Brandebourg, dans la région d’Oranienburg, est devenu public après que leurs propos aient été signalés durant les cours, illustrant des commentaires extrêmement racistes et homophobes – comme le rapporte E-llico.com. Des homosexuels auraient été décrits comme des « personnes malades », et des délinquants non blancs auraient voulu les abattre, les noyer dans un tonneau et les brûler.

Selon un article du Bild, ces apprentis policiers seraient toutefois toujours en service. Bien qu’on leur ait d’abord interdit de passer leur examen final, le ministère de l’Intérieur du Brandebourg a indiqué que les candidats « seraient licenciés » par décision du 15/12/2025, avec prise d’effet au 31/01/2026. Le motif invoqué était une « inadéquation de caractère » pour le service de police, affirmant qu’ils « porteraient atteinte à l’image et à la confiance dans la police ». En raison de l’intérêt particulier du service, l’exécution immédiate a été ordonnée, et les élèves devraient donc être licenciés sans délai.

Permettre aux prévenus de participer au service préparatoire de la police

En revanche, les prévenus, qui selon leur avocat rejettent résolument les accusations, ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Potsdam — avec succès. « Aux stagiaires est provisoirement permise la poursuite de leur participation au service préparatoire de la police jusqu’à la décision », a déclaré le tribunal. Ils seront donc aussi financés par les contribuables. Par ailleurs, les enquêtes pour incitation à la haine raciale se poursuivent, a expliqué le parquet. Le mouvement des policiers lgbtqi du Brandebourg, VelsPol, avait déjà déclaré après la révélation des accusations que des policiers s’exprimant de cette manière étaient « incompatibles avec la police de l’État de Brandebourg ». « Ils portent atteinte à l’image de la police de Brandebourg et nuisent aussi à la coopération avec les collègues », avait-on alors indiqué.

Élise Fournier