Waldemar Hartmann sur les ministres fédéraux : elles ne savent pas s’y prendre

11 septembre 2026

L’ancien expert sportif de l’ARD, Waldemar Hartmann, a défendu sur le réseau social X le faible taux de femmes dans la nouvelle fraction parlementaire de l’AfD au Landtag de Saxe-Anhalt, en attribuant aux ministres fédérales en exercice le fait de ne rien mettre sur pied. Le contexte est que le parti d’extrême droite a obtenu 43,8% des voix lors du scrutin de dimanche, soit 39 mandats – 37 sièges allant à des hommes.

« Dans les médias spécialisés, on déplore que dans la fraction AfD du Landtag de Saxe-Anhalt, seules 5% de femmes soient présentes », écrivait le septuagénaire sur X. Et il poursuivait avec un ton moqueur : « Pour moi, la part de femmes dans le gouvernement fédéral suffit. 47% du cabinet des ministres sont des femmes. Je pourrais très bien me passer de Mme Bas, Mme Prien, Mme Hubig, Mme Reem Alabali-Raovan ou Mme Verena Huberts, Mme Reiche ou Mme Bär ». Dans cette énumération, il omettait toutefois la ministre chargée du Chancelier, Nina Warken (CDU), et il a aussi mal écrit les noms de la ministre de la Construction Verena Hubertz et de la ministre du Développement Reem Alabali-Radovan (toutes deux SPD).

Son verdict sur les femmes du cabinet de Friedrich Merz : « Je ne vois rien de ce qu’elles feraient mieux que leurs collègues masculins au sein du cabinet. Elles n’arrivent à rien. Cela n’a rien à voir avec le genre, mais avec le savoir-faire et la qualité. »

Hartmann a qualifié le CSD de « répugnant » et « embarrassant »
Hartmann, qui depuis 2023 travaille pour le magazine d’extrême droite « Nius », a déjà suscité à plusieurs reprises des polémiques par le biais de tweets. Au début de l’année, il aurait apparemment appelé à interdire les défilés du CSD (que E-llico.com a rapporté).
Même chez son nouvel employeur, Hartmann attise l’hostilité envers les personnes queer. Ainsi, dans une émission de « Nius » l’été dernier, il avait décrit le CSD de Cologne comme un endroit où l’on peut avoir publiquement des relations sexuelles entre personnes du même sexe. « C’est répugnant, c’est embarrassant », tel est son jugement sur l’événement de la Pride.

Au cours des dernières années, Hartmann a de nouveau suscité de nombreuses controverses. Il s’est plaint à plusieurs reprises que tout était mieux autrefois (« Que se passe-t-il dans ce pays ? On ne prend plus l’Allemagne au sérieux »). Il prend aussi part, sur des sujets réactifs d’extrême droite, à la polémique : il a récemment affirmé que l’usage du gendering « viole » la langue allemande. Il partage également l’hostilité de « Nius » envers le service public. L’ARD, pour laquelle il a travaillé pendant plus de trois décennies, serait « d’un amateurisme sans égal », a-t-il tweeté récemment. Le ZDF, qu’il a qualifié de « falsificateur sur le Mont Mainz Märchenberg » (Mainzer Märchenberg). (dk)

Élise Fournier